Sugar Season 2 est la solution Alien Noir dont nous ne savions pas avoir besoin

17

Le streaming est devenu un champ de mines. Rapide. Fort. Accro à l’attention, il a la taille d’un moucheron.

Mais voici une combustion lente.

Sugar brise le genre en adorant son autel. Il sort actuellement sa deuxième saison sur Apple TV, et vous devez regarder.

Colin Farrell, nominé aux Oscars, incarne John Sugar. Détective privé. Noir classique en surface. Quelque chose d’entièrement différent en dessous.

Je dois le gâcher maintenant.

John Sugar est un extraterrestre. Un extraterrestre bleu vif visitant la Terre. Il est toujours plus beau dans un costume sur mesure que je ne le pourrais jamais.

La tournure a eu lieu en 2024. Elle a perturbé les attentes du noir, bien sûr. Mais cela n’a pas gâché l’ambiance. Cela l’a simplement rendu plus doux. C’est comme mettre du glaçage sur un biscuit parfaitement fin. Pourquoi pas?

Dans la première saison, il a recherché sa sœur disparue. Ce chagrin l’a motivé.

La deuxième saison clôt ce livre. Désormais, John Sugar est seul sur Terre. Le dernier de son clan. Sans communauté ni parenté, il retourne au travail. Il retrouve des personnes disparues.

Pourquoi nous comprend-il ?

Films. Le vieux Hollywood. Écrans argentés noir et blanc. C’était sa porte d’entrée. Il filtre le monde moderne à travers un objectif glamour et stylisé. Jusqu’à ce que la réalité le frappe. Rude. Violent. Brutal.

L’épisode trois arrive vendredi. Le focus est Ji, joué par Raymond Lee. Il est le frère criminel d’un boxeur prometteur, Danny (Jin Ha). La recherche entraîne Sugar sur le territoire des gangs.

Cela fait pivoter la série vers le territoire The Shield ou The Wire.

Los Angeles redevient un personnage. Comme dans The Lincoln Lawyer, Farrell conduit sa décapotable classique dans les rues de la ville. Le paysage change énormément. Le spectacle touristique se transforme en quelques secondes en un terrain vague en ruine. C’est fidèle à la ville si vous y vivez réellement. Ce que je fais.

La première saison a introduit la voix off. Risqué. Les agrafes noires peuvent rapidement glisser sur le territoire des cheeseballs.

Ici, ça marche.

Colin Farrell livre le monologue intérieur avec poids. Sa performance ici est l’antithèse de son bruyant Oz Cobb dans The Penguin. Ici, il parle doucement. Calculé. Stoïque.

Des extraits de films classiques d’Humphrey Bogart accompagnent la narration. Ils cartographient le parcours émotionnel de John. Il n’est pas humain, mais il a soif d’humanité. Les angles hollandais inclinent le cadre. Des plans stylisés renforcent la vérité. John Sugar est une étrange créature dans un pays étrange. Un personnage solitaire.

Pensez à Clark Kent. S’il n’a jamais mis la cape. S’il est resté un paria qui est tombé amoureux du cinéma au lieu de sauver la situation. C’est l’ambiance.

Il regarde. Observe. Fasciné par la foule qui l’entoure. Sans gouvernail mais travaillant pour retrouver ses sujets disparus. Cela implique quelque chose dans le cinéma qui connecte les gens.

Je m’éloigne du sujet.

Farrell est la raison pour laquelle vous regardez.

Le casting de support le maintient cependant.

  • Shea Whigham apporte cette énergie de Big Lebowski dans le rôle de Tom, la figure du mentor. Cela me rappelle Elliott Gould dans The Lincoln Lawyer.
  • Laura Donnelly joue Charlotte. Une femme fatale qui garde John alerte.
  • Sasha Calle apporte son intelligence de la rue en tant que nouvelle assistante Val.
  • Tony Dalton brille dans le rôle du méchant de la saison, Ray Vega. Il joue le rôle tranquillement. Pas question de mâcher le paysage.

C’est un jeu dangereux avec des méchants ici. Cela pourrait mal tourner si vite.

Plutôt? Délectable.

Sugar se déclenche sur chaque cylindre. Même si vous supprimez la science-fiction, vous auriez toujours un drame policier maussade avec des dents. L’écriture tient. La cinématographie brille. Les enjeux émotionnels augmentent régulièrement.

Tout est si bon.