Comment le nouveau centre numérique de lutte contre les addictions de Florence s’attaque au temps d’écran sans les interdictions

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Florence essaie quelque chose de différent.

Le premier centre italien dédié à la dépendance aux réseaux sociaux a ouvert ses portes cette semaine. Il ne s’agit pas d’éteindre les écrans. Il s’agit de trouver comment vivre avec eux sans les laisser prendre le dessus.

Le projet s’appelle “Discover – Out of the shell”. Il s’agit d’un effort conjoint de l’ASL Toscana centro, de la ville de Florence et de la coopérative Retesviluppo. Ils s’attaquent à un problème qui se propage rapidement, notamment parmi les jeunes.

“Nous avons le devoir de les accompagner dans l’utilisation la plus consciente de ces outils… en les aidant à trouver un équilibre.” — Letizia Perini, conseillère de Florence pour les politiques de jeunesse

Le monde numérique est partout. C’est une opportunité. Mais c’est aussi un risque.

Pourquoi l’Italie a choisi l’éducation plutôt que la prohibition

L’Europe s’efforce de réagir.

L’Australie a été la première à adopter des règles strictes de vérification de l’âge pour des plateformes comme Instagram et TikTok. La France vient de suivre, interdisant les médias sociaux à toute personne de moins de 15 ans. Cette interdiction entrera en vigueur en septembre.

Le Royaume-Uni teste un couvre-feu nocturne pour les jeunes de 16 et 17 ans. Certains disent que c’est une perte de temps. La Grèce, la Slovénie, la Suède et l’Espagne envisagent toutes d’imposer leurs propres interdictions aux moins de 16 ans, voire aux moins de 14 ans.

Ursula von der Leyen soutient ces démarches. Les données montrent des risques évidents pour les mineurs.

L’Italie a pris un chemin différent.

Au lieu de légiférer, ils ont choisi la prévention. Le centre « Découverte » ouvre après l’été. Son objectif est simple : éloigner les jeunes de la consommation passive. Il veut qu’ils participent activement à leur propre vie.

“Nous n’imposerons pas simplement des interdictions”, déclare Ester Macrì, présidente de ReteSviluppo.

L’accent est mis sur deux piliers : la déconnexion guidée et l’utilisation consciente de la technologie. Ils veulent reconstruire le tissu social que l’isolement détruit.

Qui peut y aller et que s’y passe-t-il réellement ?

Le centre accueille des personnes âgées de 10 à 25 ans.

Retesviluppo le gère. Ils ont dix ans d’expérience dans les écoles. Le personnel comprend des employés, des collaborateurs et des bénévoles.

A quoi ressemble une visite ?

  • Programmes d’orientation : Assistance personnelle pour les gros utilisateurs.
  • Bureaux d’écoute : Un espace sûr pour parler sans jugement.
  • Ateliers : L’éducation aux médias est essentielle. Mais il en va de même pour sortir de l’écran.

Ils utilisent des jeux de société. Activités manuelles. Travail de groupe. Une véritable interaction.

Les parents et les éducateurs sont également les bienvenus. Ce n’est pas seulement pour les enfants. Il s’adresse à tous ceux qui tentent de donner un sens au paysage numérique.

L’ASL intervient pour les cas graves. Si une personne montre des signes de retrait social ou de détresse psychologique, elle coordonne les soins spécialisés. Mais l’objectif est une intervention précoce. Pas de punition.

Le débat entre les restrictions d’âge et l’éducation

Les interdictions sont faciles. Ils sont bruyants. Ils font la une des journaux.

L’éducation est compliquée. Cela prend du temps. Cela demande de la nuance.

Letizia Perini affirme que les outils numériques font partie du quotidien. Vous ne pouvez pas simplement les interdire. Il faut apprendre aux gens à les gérer.

“Le Discover Center vise à être une plaque tournante… pour analyser le phénomène”, explique Macrì.

Il s’agit de responsabiliser les jeunes. S’éloigner des logiques d’interdiction.

Valerio Mari, directeur de l’ASL Toscana centro, le qualifie de “indispensable”.

“Cela ajoute de la valeur en intégrant la prévention avec des liens vers des services compétents”, dit-il.

Pas de simples interdictions. Pas de promesses creuses.

Juste un espace pour les personnes qui ont du mal à se déconnecter.

Est-ce que ça marchera ? Nous ne le saurons pas avant un moment. Le centre ouvre ses portes après l’été. Le véritable test sera de savoir si les jeunes se présenteront réellement. Et s’ils restent.

Ou s’ils veulent simplement se reconnecter.