Le #Qatar intègre l’IA dans l’élaboration des lois avec un nouveau conseiller législatif
Le Qatar a lancé un système basé sur l’intelligence artificielle conçu pour rationaliser et améliorer son processus législatif. Le programme « Smart Legislative Advisor », développé par le Secrétariat général du Conseil des ministres en collaboration avec le ministère des Communications et des Technologies de l’information, représente une étape importante vers la gouvernance numérique et l’intégration de l’IA dans les fonctions gouvernementales essentielles.
Rationalisation des procédures législatives
Le nouveau système automatise plusieurs aspects clés de l’élaboration des lois. Il fournit une analyse comparative par rapport à la législation régionale et internationale, permettant aux législateurs qatariens d’évaluer rapidement dans quelle mesure les lois proposées s’alignent sur les normes mondiales. L’IA effectue également une vérification automatisée, garantissant que la nouvelle législation n’entre pas en conflit avec le cadre constitutionnel du Qatar ou les lois existantes. De plus, l’outil comprend des fonctionnalités avancées de révision linguistique pour améliorer la clarté et la cohérence.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large de transformation numérique du Qatar, et la directrice du projet, Sara Abdullah Al Suwaidi, a décrit le programme comme un « changement de paradigme » combinant expertise juridique et technologie de pointe. L’initiative a reçu l’approbation du Cabinet en octobre, démontrant l’engagement du gouvernement en faveur de l’innovation.
Tendances régionales et implications
Le Qatar n’est pas le seul à adopter l’IA pour légiférer. Les Émirats arabes unis ont approuvé en avril 2025 un écosystème similaire de renseignement réglementaire alimenté par l’IA, visant à accélérer les processus législatifs jusqu’à 70 %. Les deux pays intègrent de manière proactive l’IA dans leurs structures de gouvernance, recherchant un avantage concurrentiel grâce à l’efficacité et à des décisions politiques basées sur les données.
Cette tendance signale une évolution plus large dans la région du Golfe vers l’exploitation de l’IA pour optimiser les opérations gouvernementales et améliorer la rapidité et la qualité de la législation.
Le conseiller législatif intelligent réduira probablement le temps requis pour l’élaboration d’une législation tout en améliorant le contrôle de la qualité. En automatisant les tâches de routine, les législateurs peuvent se concentrer sur des aspects plus complexes de la création et du perfectionnement des politiques.
Le succès du programme dépendra de sa capacité à évaluer avec précision les nuances juridiques et à s’adapter aux besoins législatifs changeants. Cependant, le déploiement initial représente une avancée audacieuse vers un système de gouvernance plus efficace et technologiquement avancé au Qatar.
